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L'histoire des fruits tropicaux de Tahiti
se confond avec celle des hommes qui peuplèrent la Polynésie.
Nées de volcans sous-marins, isolées au cœur de l'immense Pacifique,
les îles des mers du Sud n'avaient que bien peu de chance d'être
naturellement colonisées par une végétation riche sur le plan du
nombre d'espèces botaniques. En revanche, cet isolement a été un
facteur de fort endémisme. Les fruits de Tahiti et ses îles s'implantèrent
en deux vagues successives : la première coincide avec l'arrivée,
depuis la lointaine Asie du Sud-est, des occupants polynésiens sur
leur grandes pirogues, il y a plus de 15 siècles. Ils amenèrent
avec eux, entre autres, certains bananiers, le cocotier, l'arbre
à pain, la canne à sucre… La seconde vague, de loin la plus riche,
correspond à la phase de découverte, d'exploitation et de colonisation
de cette
région du monde par les Européens. |
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C'est elle qui amena la
goyave, le plamplemousse, la mangue, la carambole, le ramboutan,
le mombin, etc, essentiellement d'Amérique du Sud et d'Asie du Sud-Est.
Depuis le célèbre explorateur anglais James Cook, qui introduisit,
affirment les historiens, l'orange, le métissage de la végétation
pré-européenne avec les espèces importées n'a jamais cessé, souvent
au détriment de la flore endémique. D'où le fait qu'aujourd'hui,
à Tahiti et dans les îles polynésiennes, on trouve quasiment tous
les arbres fruitiers qui croissent autour de la ceinture tropicale.
Les polynésiens étant des jardiniers passionnés et des " mains vertes
" réputées, ils ont toujours su adopter les espèces nouvelles présentant
un intérêt pour eux. D'où cette impression parfois de jardin d'Eden
que ressent le visiteur… |